Rougeole : la crainte d’une « épidémie d’ampleur »

Vous êtes né dans les années 1980 ? Vérifiez sur votre carnet de santé que vous êtes vacciné contre la rougeole. Il n’est pas trop tard, assurent les autorités qui alertent sur cette épidémie en pleine extension !

Source : Le Figaro, Le Parisien

Le journal Le Figaro relève en effet que les « enfants nés au début des années 1980 [sont] aujourd’hui en première ligne face à l’épidémie de rougeole qui gagne du terrain en France ».
Le quotidien observe qu’« alors que 913 cas se sont déclarés depuis novembre dans 59 départements et [que] les cas sont en augmentation de 46% ces 3 dernières semaines, les autorités sanitaires ont appelé à vérifier sur les carnets de santé que chacun a bien reçu les deux doses du vaccin contre la rougeole, cette maladie dangereuse et ultra-contagieuse ».
Le Pr Jérôme Salomon, directeur général de la santé (DGS), a déclaré hier que « la maladie évolue rapidement. La crainte est celle d’une épidémie d’ampleur comme celle de 2008-2012 et particulièrement 2011 avec 15.000 cas déclarés en France ».

Le Parisien évoque ainsi « une couverture vaccinale «insuffisante». Il n’y a tout simplement aucun département français qui atteint les 95% de couverture nécessaire pour interrompre la circulation du coriace virus. Face à ce constat, les autorités alertent notamment ceux nés à partir de l’année 1980 ». Le ministère de la Santé indique qu’« avant, ils ont probablement déjà eu la rougeole et sont protégés ».
Le journal rappelle en effet que « recommandée depuis 1983, la vaccination s’est mise en place progressivement et beaucoup d’enfants nés au début des années 1980 n’ont pas reçu la piqûre ou une seule des deux doses préconisées, formant comme un «réservoir» de personnes réceptives à la maladie ».
« Infectieuse, celle-ci se transmet par l’air (toux, éternuements…) et peut entraîner des complications neurologiques, des handicaps définitifs, voire des décès. Une jeune femme non vaccinée est décédée en février à Poitiers »,
souligne le quotidien.

Le Parisien explique que « les non-vaccinés peuvent rattraper leur retard en se faisant administrer une ou deux des doses manquantes. Des préconisations qui valent particulièrement si l’on a été en contact avec un malade de la rougeole (on peut se faire vacciner jusqu’à 3 jours après l’exposition). Mais aussi pour les femmes ayant un projet de grossesse car la vaccination durant celle-ci n’est pas possible ».
Le journal précise que « d’autres personnes, immunodéprimées ou âgées de moins de 6 mois, ne peuvent recevoir le vaccin. Seule la barrière collective peut les protéger. Sur les 21 décès intervenus depuis 2008, 8 étaient immunodéprimés et ne pouvaient compter que sur la solidarité des autres… ».
Le Parisien évoque en outre les professionnels de santé, constatant qu’« avec à peine un vacciné sur deux, ils sont, comme ceux de la petite enfance, les «cibles» du directeur général de la santé ». Le Pr Salomon a souligné : « Ils ont un devoir de se protéger, pour eux-mêmes et pour les autres. C’est une question de déontologie. […] Une réflexion sur la question [de l’obligation de se faire vacciner] est en cours mais nous insistons dans un premier temps sur la responsabilité qui est la leur ».

Le Figaro constate également que « les autorités redoutent une flambée des cas de rougeole. L’épidémie, particulièrement forte dans le Sud-Ouest, menace un million de Français insuffisamment vaccinés ». 
Le journal souligne que « désormais, la couverture vaccinale est passée en dessous des 95% nécessaires pour interrompre la circulation du virus dans la population française ».
Il cite notamment le Dr Daniel Lévy-Bruhl, responsable de l’unité Infections respiratoires et vaccination de Santé publique France, qui indique : « Nous voulons absolument éviter la situation de 2008-2012 avec une épidémie de très grande ampleur en France, responsable de près de 25.000 cas de rougeole déclarés, dont 1.500 pneumonies graves, 35 encéphalites et 20 décès ».

« Plus d’un million de personnes en France sont aujourd’hui susceptibles de faire une rougeole si elles sont en contact avec un malade selon une extrapolation d’une étude de 2013 qui montrait que 9,2% des jeunes adultes (18-32 ans à l’époque) n’avaient pas d’anticorps protecteurs contre la rougeole », précise le responsable

 

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