Source : Human Vaccines and Immunotherapeutics

La couverture vaccinale contre la grippe saisonnière reste particulièrement faible chez les femmes enceintes en France : 7,4% pendant la saison 2015-16. Malgré les risques de complications sévères, les futures mères ne reçoivent pas souvent de proposition de vaccination au cours de leur suivi et refusent souvent cette vaccination.
Des chercheurs de l’Inserm (Équipe de recherche en épidémiologie obstétricale, périnatale et pédiatrique) et de l’AP-HP (CIC Cochin Pasteur) viennent de publier dans la revue Human Vaccines and Immunotherapeutics les résultats d’une étude réalisée à partir des données de l’enquête nationale périnatale.

Depuis 2012, les autorités sanitaires françaises recommandent que toutes les femmes enceintes soient vaccinées contre la grippe. Les données de la littérature scientifique suggèrent en effet qu’elles-mêmes et leurs nouveau-nés sont plus à risque de développer des complications graves de la maladie. Cependant, en France, la couverture vaccinale des femmes enceintes reste faible.

Les auteurs ont utilisé les données de l’enquête nationale périnatale menée par l’Inserm périodiquement en France depuis 1995 dans le but d’évaluer l’état de santé des mères et de leurs nouveau-nés et les pratiques médicales pendant la grossesse et l’accouchement.

Près de 12.000 femmes ayant donné naissance en mars 2016 (enceintes durant l’hiver 2015/16) ont accepté de participer.
Seul un quart des mères interrogées disent avoir reçu une proposition de vaccination au cours de leur suivi prénatal. Parmi elles, 70% ont refusé ce vaccin.

L’analyse des caractéristiques des participantes montre que les femmes enceintes qui se font le plus vacciner sont plutôt âgées de 30 à 34 ans, ont un niveau de diplôme plus élevé, et travaillent plus souvent dans le secteur de la santé.

Par ailleurs, les femmes dont le médecin principal pendant la grossesse était un généraliste ont aussi un taux de couverture vaccinale plus important.

Ces résultats suggèrent qu’un travail de sensibilisation mené à la fois auprès des femmes et des soignants est nécessaire.

Référence :
Descamps A et al.
Seasonal influenza vaccine uptake and vaccine refusal among pregnant women in France: results from a national survey.
Hum Vacc Immunother. 2019 Nov 14:1-8.

L’Association Française de Pédiatrie Ambulatoire (AFPA) récapitule, pour les parents, la prise en charge d’un enfant malade pendant cette période de CoVid.

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Pour la Journée Mondiale Sans Tabac voici un article qui explique par quels mécanismes la cigarette altère la sexualité sur le court terme, le moyen terme et le long terme :

Le Conseil National de l’Ordre des médecins s’est vu obligé d’effectuer une mise au point relative à des demandes de certificats de reprise du travail. Il rappelle que le médecin traitant n’a pas à intervenir dans cette reprise après un arrêt dans un contexte de Covid-19, en dehors de situations d’accident du travail (AT) ou de maladie professionnelle (MP).

A l’occasion des premières consultations après le confinement, les médecins peuvent être sollicités par des salariés pour établir un certificat d’aptitude à une reprise du travail faisant suite à un arrêt de travail. A la demande ou non de l’employeur.

Le CNOM rappelle à cette occasion qu’un arrêt de travail arrivant à terme entraîne la reprise de manière automatique dès le lendemain du dernier jour de l’arrêt. Le médecin traitant n’a pas à intervenir dans cette reprise, sauf pour les situations d’accident du travail (AT) ou de maladie professionnelle (MP) où il établit un certificat médical de reprise AT ou MP, que cette reprise de travail soit à temps complet ou allégé pour raison médicale.

La demande de certificat de reprise ne repose sur aucun texte et un salarié ne peut se voir empêché de travailler, après la fin de son arrêt, pour non-production d’un tel certificat. Les mêmes observations sont valables pour des certificats de « non-contagiosité » parfois réclamés sans fondement légal ni justification médicale par des employeurs.

Seul le médecin du travail est habilité à intervenir dans la reprise des salariés, suivant les conditions et procédures décrites par le code du travail ou la réglementation spécifique à l’état d’urgence sanitaire.

Source : Mise au point sur les certificats de reprise du travail

Nous avons été informés par l’assurance maladie que tous les arrêts maladies, même ceux prescrits jusqu’à une date ultérieure, s’arrêteront automatiquement au 30 avril 2020.

En effet, à partir du 1er mai 2020, de nouvelles dispositions entrent en vigueur pour les salariés (sauf pour le personnel soignant des établissements de santé et médico-sociaux) qui ne peuvent pas aller travailler :

  1. Les salariés qui doivent garder leurs enfants consignés à domicile et qui n’ont pas de solution de garde ni de possibilité de télétravailler devront être placées en activité partielle par leur employeur (le médecin ne peut pas faire d’arrêt maladie)
  2. Les salariés à risque de forme grave* de COVID-19 devront présenter à leur employeur un certificat d’isolement afin d’être placées en activité partielle par leur employeur. Ce certificat sera soit délivré automatiquement aux personnes ayant obtenu un arrêt de travail via le site declare.ameli.fr, soit délivré à la demande par leur médecin traitant (en téléconsultation uniquement)
  3. Les salariés cohabitants avec une personne à risque de forme grave de COVID-19 devront présenter à leur employeur un certificat d’isolement afin d’être placées en activité partielle par celui-ci. Ce certificat devra être demandé à leur médecin traitant (en téléconsultation uniquement)

Cas particulier du personnel soignant des établissements de santé et médico-sociaux :

  • les arrêts de travail doivent être établis par la médecine du travail (ou la médecine de ville en l’absence de médecin du travail -> Privilégiez la téléconsultation)

Enfin, pour tous les non-salariés, il faudra passer par votre médecin traitant pour refaire un arrêt maladie à partir du 1er mai. (Privilégiez la téléconsultation)

Source : https://www.ameli.fr/sites/default/files/Documents/680011/document/fiche_arrets_de_travail_-_covid-19.pdf

*personnes âgées de 70 ans et plus, femmes enceintes à partir du 3eme trimestre de grossesse, les personnes répondant aux critères suivants : antécédents cardiovasculaires (hypertension artérielle compliquée, antécédents d’accident vasculaire cérébral ou de coronaropathie, chirurgie cardiaque, insuffisance cardiaque stade NYHA III ou IV), diabétiques insulinodépendants non équilibrés ou présentant des complications secondaires à leur pathologie, personnes présentant une pathologie chronique respiratoire susceptible de décompenser lors d’une infection virale, patients présentant une insuffisance rénale chronique dialysée, malades atteints de cancer sous traitement, personnes avec une immunodépression congénitale ou acquise (médicamenteuses : chimiothérapie anti cancéreuse, immunosuppresseur, biothérapie et/ou une corticothérapie à dose immunosuppressive, infection à VIH non contrôlé avec des CD4 <200/mm3, consécutive à une greffe d’organe solide ou de cellules souche hématopoïétiques, liée à une hémopathie maligne en cours de traitement), malades de cirrhose au stade B au moins, personnes présentant une obésité morbide (indice de masse corporelle > 40kg/m2).

**« Un contact étroit est une personne qui, à partir de 24h précédant l’apparition des symptômes d’un cas confirmé, a partagé le même lieu de vie (par exemple : famille, même chambre) ou a eu un contact direct avec lui, en face à face, à moins d’1 mètre du cas ou pendant plus de 15 minutes, lors d’une discussion ; flirt ; amis intimes ; voisins de classe ou de bureau ; voisins du cas dans un moyen de transport de manière prolongée ; personne prodiguant des soins à un cas confirmé ou personnel de laboratoire manipulant des prélèvements biologiques d’un cas confirmé, en l’absence de moyens de protection adéquats. »

L’utilisation efficace de la quarantaine ou de l’isolement comme mesure de santé publique nécessite la réduction, autant que possible, des effets négatifs sur le bien-être psychologique et la santé mentale.

Les psychologues Sandrine Frenay-Degrotte et Frederic Frenay ont compilé dans un « kit de confinement » une liste d’exercices à utiliser avant tout comme une source d’inspiration pour la prise en charge de sa propre santé mentale ainsi que celle de son entourage.

Ces exercices peuvent être adapté en fonction de la situation : seul, en groupe, isolement complet, quarantaine, confinement en équipe ou en famille,…

Source : Kit de confinement « Comment psymunniser ? »

Ce kit contient plusieurs outils de santé mentale et exercices pour tenir dans la durée pendant la période de confinement.

Le recours à la téléconsultation a bondi depuis la mise en place du confinement, le 15 mars 2020. 
Pour éviter les disparités d’ordre technique et répondre aux besoins des patients dépourvus de moyens de connexion en vidéo, le ministre de la Santé a autorisé la réalisation de ces consultations par téléphone
Cette récente décision s’ajoute à diverses mesures intervenues en mars, pour faciliter l’accès à cet acte de télémédecine. 

Les textes réglementaires organisant la téléconsultation en France prévoient une prise en charge de cet acte uniquement lorsque celui-ci est réalisé par vidéo, excluant la téléconsultation uniquement vocale par téléphone. 

Pour favoriser l’accès à cet acte de télémédecine et réduire les inégalités d’ordre technologique, le ministre des Solidarités et de la Santé Olivier Véran a levé cette restriction : les consultations médicales à distance peuvent, de manière exceptionnelle, être réalisées par téléphone et prises en charge par l’Assurance maladie.

Ces consultations vocales à distance sont réservées aux patients qui n’ont aucun moyens vidéos, et dans les cas suivants :

  • patients atteints ou suspectés de COVID-19,
  • patients en ALD (affection de longue durée), 
  • patients âgés de plus de 70 ans.

Avec cette nouvelle mesure, le Gouvernement tient compte des disparités d’accès aux technologies numériques (smartphone ou matériel de vidéotransmission, connexion internet ou appareil mobile permettant l’échange vidéo, etc.).

Concrètement, si vous êtes dans un des cas ci-dessus et que vous souhaitez bénéficier d’une téléconsultation par téléphone :

Si vous êtes un patient du Dr ZELER

Prenez simplement un rendez-vous en passant par le site https://rdv.cabinet-montblanc.fr ou par le 04.67.98.50.29 et choisissez « Téléconsultation ». A l’heure du rendez-vous prévu, si le système vidéo n’est pas activé, le Dr ZELER en sera informé et vous appellera automatiquement sur le numéro que vous avez utilisé pour prendre votre rendez-vous.

Si vous êtes un patient du Dr TAURIL, MARIOTTE, CADARS ou JASTROWICZ

Merci de passer par le télésecrétariat en appelant le 04.67.98.50.29. Tapez « 2 », puis dites à la secrétaire que vous souhaitez une consultation médicale par téléphone.

Tant que l’épidémie de COVID-19 ne sera pas passée, il est très fortement recommandé de ne pas sortir de chez soi.

Certaines personnes, qui n’ont pas de possibilité de télétravailler depuis chez eux, doivent bénéficier d’un arrêt de travail.

Plusieurs cas de figure existent :

  1. Si vous êtes malade : toux, fièvre, courbatures, perte du goût ou de l’odorat : votre médecin vous ferra un arrêt maladie. Privilégiez impérativement la téléconsultation
  2. Si vous n’êtes pas malade :
    • vous devez rester chez vous pour garder vos enfants consignés à domicile et n’avez pas de solution de garde ni de possibilité de télétravailler : votre employeur (ou vous-même si vous êtes votre propre employeur) doit déclarer son salarié sur https://declare.ameli.fr/ pour délivrance d’un arrêt de travail dérogatoire administratif (votre médecin ne peut pas vous mettre en arrêt maladie)
    • Vous avez été en contact étroit*. avec une personne atteinte du COVID-19 : Jusqu’à présent, il fallait passer par l’ARS pour avoir un arrêt de travail. Désormais, il faut prendre contact avec votre employeur pour envisager avec lui les modalités de télétravail qui pourraient être mises en place. En l’absence de solution de télétravail, vous pouvez prendre contact avec votre médecin traitant qui pourra prescrire un arrêt de travail s’il l’estime nécessaire.
    • Vous êtes une personne vulnérable ou à risque d’une forme grave du COVID-19** :
      • Si vous avez une ALD à jour ou une preuve écrite que vous faites partie du groupe à risque (compte-rendu de consultation par exemple) : Pas besoin de passer par votre médecin traitant, vous pouvez vous mettre en arret de travail vous-même en passant par le site https://declare.ameli.fr/. Cet arrêt sera reconduit automatiquement tant que le confinement ne sera pas levé (Plus d’infos).
      • Si vous n’avez pas d’ALD à jour et ne aucun justificatif en votre possession : contactez votre médecin traitant
    • [Nouveauté du 01/04/2020] Vous cohabitez avec une personne vulnérable : vous pouvez, en l’absence de solution de télétravail, solliciter votre médecin traitant, qui pourra prescrire un arrêt de travail s’il l’estime nécessaire. → Prendre un RDV de téléconsultation uniquement

*« Un contact étroit est une personne qui, à partir de 24h précédant l’apparition des symptômes d’un cas confirmé, a partagé le même lieu de vie (par exemple : famille, même chambre) ou a eu un contact direct avec lui, en face à face, à moins d’1 mètre du cas ou pendant plus de 15 minutes, lors d’une discussion ; flirt ; amis intimes ; voisins de classe ou de bureau ; voisins du cas dans un moyen de transport de manière prolongée ; personne prodiguant des soins à un cas confirmé ou personnel de laboratoire manipulant des prélèvements biologiques d’un cas confirmé, en l’absence de moyens de protection adéquats. »

**personnes âgées de 70 ans et plus, femmes enceintes à partir du 3eme trimestre de grossesse, les personnes répondant aux critères suivants : antécédents cardiovasculaires (hypertension artérielle compliquée, antécédents d’accident vasculaire cérébral ou de coronaropathie, chirurgie cardiaque, insuffisance cardiaque stade NYHA III ou IV), diabétiques insulinodépendants non équilibrés ou présentant des complications secondaires à leur pathologie, personnes présentant une pathologie chronique respiratoire susceptible de décompenser lors d’une infection virale, patients présentant une insuffisance rénale chronique dialysée, malades atteints de cancer sous traitement, personnes avec une immunodépression congénitale ou acquise (médicamenteuses : chimiothérapie anti cancéreuse, immunosuppresseur, biothérapie et/ou une corticothérapie à dose immunosuppressive, infection à VIH non contrôlé avec des CD4 <200/mm3, consécutive à une greffe d’organe solide ou de cellules souche hématopoïétiques, liée à une hémopathie maligne en cours de traitement), malades de cirrhose au stade B au moins, personnes présentant une obésité morbide (indice de masse corporelle > 40kg/m2).

Le confinement est une expérience inconnue pour la plus grande majorité d’entre nous.
Deux questions majeures se posent : comment occuper son temps ? Comment vivre avec les autres ou seul 24h/24 ?

Que l’on traverse ce confinement seul, en couple ou en famille avec des enfants, occuper notre temps dans l’unique espace de notre intérieur devient alors une question quotidienne essentielle.

Pour ceux d’entre nous qui vivent à plusieurs, se pose également la question de comment réinventer le « vivre ensemble », 24h/24 sans la possibilité de mener à bien ses activités extérieures, pour les adultes comme pour les enfants ?
Pour ceux qui sont seuls, parfois isolés, comment supporter la solitude et l’absence de contacts ?

Ainsi, rester chez soi nous demande de modifier nos modes de vie et nos manières de maintenir les liens sociaux.

Bien évidemment, ce qui rend cette situation difficile est essentiellement la raison de ce confinement ; la pandémie qui nous touche est très préoccupante et angoissante ; on s’inquiète pour soi, nos proches, notre situation professionnelle et financière, on n’a peur de la contamination et de ses conséquences que l’on sait pouvoir être dramatiques.

Le stress est donc très présent durant de ces journées de confinement, il est normal d’éprouver de la peur, de la confusion, de la colère et de la tristesse.

En s’adaptant au confinement, il y a moins de raisons de s’inquiéter. C’est en ce sens que nous souhaitions vous proposer quelques conseils pour accepter la situation, y faire face et en tirer des bénéfices.

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La pandémie d’infections COVID-19 progresse rapidement, les données sur le possible rôle délétère du tabagisme sont encore parcellaires. Mais fumer favorise la survenue d’une infection COVID-19 et est associé à une évolution plus sévère de la maladie, selon l’OMS et une revue de la littérature.

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