Les médecins et les infirmières ont été dotés au compte-goutte par l’Agence Régionale de Santé de masques chirurgicaux, en quantité nettement insuffisante pour répondre à leurs besoins.

Le premier décès d’un soignant Français lié au COVID-19 a été annoncé hier. Il s’agit du Dr Razafindranazy, médecin urgentiste à l’hôpital de Compiègne, qui a été contaminé par le Coronavirus alors qu’il était venu prêter main forte au service des urgences.

Les soignants sont au contact de personnes infectées. Malgré toutes les mesures prises, s’ils n’ont pas suffisamment de masques et de gel Hydro-alcoolique, ils risquent également de transmettre le virus aux autres patients.

Pour éviter toute contamination, les médecins et les infirmières doivent changer leur masque et leur surblouse entre chaque patient. Une infirmière voit entre 10 et 20 patients chaque jour à domicile. Or, le gouvernement fourni à chaque professionnel de santé 18 masques par semaine… il en manque donc beaucoup pour faire le compte !

Nous manquons surtout :

  • de masques (chirurgicaux, FFP2 ou même plus)
  • de gel hydroalcoolique
  • et aussi de blouses, sur-blouses, charlottes, tabliers…

Vous pouvez nous aider !

Si vous êtes :

  • une entreprise du secteur alimentaire, automobile ou du bâtiment,
  • une collectivité ( restaurants scolaires, écoles, collèges, lycées…),
  • un professionnel de santé ayant dû interrompre son activité, un vétérinaire, une esthéticienne…
  • ou un particulier qui au début de l’épidémie a fait des provisions qui ne sont plus utiles avec le confinement

Et que vous souhaitez nous aider en nous donnant une partie de votre stock de matériel

Merci de contacter le Dr ZELER au 04.67.98.50.29

Si vous ne disposez pas de matériel, vous pouvez tout de même nous aider en diffusant ce message sur les réseaux sociaux.

Merci d’avance.

Si vous présentez un facteur de risque de développer une forme sévère de l’infection au coronavirus, vous devez impérativement rester chez vous.

Les personnes à risque de développer une forme grave sont celles ayant un de ces critères :

  • Femmes enceintes
  • Maladies respiratoires chroniques (asthme, bronchite chronique…) ;
  • Insuffisances respiratoires chroniques ;
  • Mucoviscidose ;
  • Insuffisances cardiaques toutes causes ;
  • Maladies des coronaires ;
  • Antécédents d’accident vasculaire cérébral ;
  • Hypertension artérielle ;
  • Insuffisance rénale chronique dialysée ;
  • Diabètes de type 1 insulinodépendant et diabète de type 2 ;
  • Les personnes avec une immunodépression :
    • pathologies cancéreuses et hématologiques, transplantations d’organe et de cellules souches hématopoïétiques
    • maladies inflammatoires et/ou auto-immunes recevant un traitement immunosuppresseur,
    • personnes infectées par le VIH
  • Maladie hépatique chronique avec cirrhose ;
  • Obésité avec un indice de masse corporelle (IMC) égal ou supérieur à 40.

Si vous travaillez, et qu’il ne vous est pas possible de rester chez vous en télétravail, alors il faut vous mettre en arrêt maladie.

Afin de faciliter les démarches, et de ne pas mobiliser les médecins de ville pour la délivrance de ces arrêts, l’Assurance Maladie a étendu son téléservice de déclaration en ligne, declare.ameli.fr aux personnes à risque.

Les personnes, dont l’état de santé le justifie, pourront ainsi se connecter directement, sans passer par leur employeur ni par leur médecin traitant, sur le site declare.ameli.fr pour demander à être mis en arrêt de travail pour une durée initiale de 21 jours.

Cet arrêt pourra être déclaré rétroactivement à la date du vendredi 13 mars.

Si vous rencontrez des difficultés à faire cette démarche, votre médecin peut également vous arrêter, mais vous ne devez pas venir au cabinet : privilégiez la téléconsultation

Vous présentez les symptômes d’une infection respiratoire aiguë avec fièvre et toux, qui peut être causée par le nouveau coronavirus (SRAS-CoV-2). Pour éviter la transmission du virus, vous devez vous isoler chez vous, pour autant que votre état général le permette.

Les présentes recommandations vous indiquent quelles précautions vous et votre entourage devez prendre.

Quand faut-il contacter un médecin par téléphone ?

  • Si vous êtes une personne particulièrement vulnérable[ref]personnes de plus de 70 ans, personnes ayant de l’hypertension, du diabète, un cancer, une maladie cardiovasculaire, une maladie respiratoire chronique, un système immunitaire affaibli par une maladie ou un traitement, les femmes enceintes, les personnes obèses[/ref] : immédiatement au moment de l’apparition des symptômes d’une infection respiratoire aiguë avec fièvre et toux.
    Signalez que vous présentez des facteurs de risque et des symptômes.
  • Si vous n’êtes pas une personne particulièrement vulnérable : dès que vos symptômes s’aggravent : gène respiratoire qui s’aggrave, difficulté à parler, essoufflement au moindre effort, majoration de la fièvre > 39°, majoration de la toux, fatigue intense, altération de la conscience
  • Si une consultation médicale est nécessaire et que vous devez quitter la maison, gardez une distance d’au moins 2 mètres par rapport aux autres personnes. Si cela n’est pas possible, portez un masque d’hygiène (si ceux-ci sont disponibles).

Si vous vivez seul

  • Demandez à votre famille, à vos amis ou à un service de livraison de déposer devant votre porte de la nourriture et d’autres produits essentiels tels que des médicaments.

Si vous vivez avec d’autres personnes

Installez-vous seul dans une chambre, porte fermée, et prenez-y vos repas. Aérez régulièrement. Privilégiez une pièce dont le sol peut faire l’objet d’un nettoyage humide (éviter les pièces moquettées)

Dans la chambre du malade ou la pièce dans laquelle il vit, appelée « chambre », par défaut :

  • retirer tout objet inutile
  • mettre à disposition gants, masques, savon (si un point d’eau existe dans la chambre) ou solution hydro-alcoolique
  • calfeutrer la chambre dans laquelle vit le patient, en posant un boudin en bas de la porte. Lorsque le patient sort de la chambre, la porte doit être refermée derrière lui et le calfeutrage doit être replacé. Aérer régulièrement la chambre en maintenant le calfeutrage.
  • évacuer les déchets de soins par la filière DASRI (à voir avec le médecin ou l’infirmière) ; a minima utilisez une poubelle dédiée avec couvercle.
  • changer les draps en évitant de les secouer pour ne pas créer un aérosol de particules virales ;
  • laver les draps et le linge du malade avec un cycle d’au moins 60°C pendant au moins 30 minutes ;
  • nettoyer et désinfecter les sols :
    • l’usage d’un aspirateur crée un aérosol de particules virales ; il n’est donc pas recommandé d’utiliser ce type de nettoyage ; un lavage-désinfection humide est préférable ;
    • un délai minimum de 3 heures est à respecter entre la prise en charge du linge et des draps, et le bionettoyage des sols et surfaces afin de permettre la sédimentation des particules aérosolisées et de réduire le risque d’exposition par voie aérienne lors du bionettoyage des sols
  • Nettoyer puis désinfecter les surfaces horizontales ainsi que les objets présents dans la chambre (y compris poignées, interrupteurs, téléphone, clavier), au moins une fois/jour ou en cas de projections de produits contaminés (ou potentiellement contaminés) sur ces surfaces. Les surfaces verticales ne sont à désinfecter qu’en cas de projection. La procédure de nettoyage-désinfection se réalise par l’utilisation d’un détergent suivi de l’application soit d’eau de javel diluée à 0.5% ou d’alcool à 70% ou d’un produit validé par la norme 14476.

Dans les toilettes utilisées par le malade, nettoyer et désinfecter le mobilier sanitaire (cuvette, bidet, lavabo), la robinetterie et les poignées avec de l’eau de javel diluée à 0.5%. La désinfection des excrétas n’est pas envisageable.

Eviter toute visite et tout contact et ne quittez la chambre que si c’est nécessaire (limiter le nombre de pièces où le malade peut circuler et réduire le nombre d’objets dans ces pièces)

Gardez une distance d’au moins 2 mètres par rapport aux autres personnes.

Lavez-vous régulièrement les mains.

Utilisez votre propre salle de bains. Si cela n’est pas possible, nettoyez les sanitaires communs (douche, toilettes, lavabos) après chaque usage avec un désinfectant ménager ordinaire.

Ne partagez pas vos articles ménagers tels que la vaisselle, les verres, les tasses ou les ustensiles de cuisine avec d’autres personnes. Après avoir utilisé ces articles, il faut les laver soigneusement en machine ou à l’eau et au savon.

Arrêt de l’auto-isolement à domicile

  • 24 heures après la disparition des symptômes.
  • Continuez à suivre les règles d’hygiène et de conduite

Que faire pour vos proches (vivant sous le même toit, relations intimes) ?

  • Informez les personnes avec qui vous vivez et celles avec lesquelles vous avez eu des relations intimes dans les 24 heures qui ont précédé le début de vos symptômes.
  • Dites-leur de surveiller leur état de santé et de se mettre en auto- isolation dès qu’elles présentent des symptômes.

Afin de freiner l’épidémie actuelle, nous vous recommandons unanimement de rester cloisonnés à votre domicile.

Nous pouvons réaliser des téléconsultations à distance. Pour cela, nous avons choisi la solution Consulib, qui fonctionne depuis un ordinateur (avec une webcam) ou depuis un smartphone (Apple ou Android).

Si vous avez un ordinateur

1- Inscription

Pour créez un compte il vous suffit de cliquez sur l’onglet « Inscription » en haut à droite de la page d’accueil.
Une fenêtre va s’ouvrir vous invitant à choisir si vous êtes un médecin ou si vous êtes un patient, veuillez choisir l’onglet « patient ».

Pour créez un compte il vous suffit de cliquez sur l’onglet « Inscription » en haut à droite de la page d’accueil.
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Le processus d’inscription comporte 3 étapes où il vous faut renseigner votre nom, prénom, adresse mail, mot de passe, date de naissance, adresse postale, numéro de téléphone, puis accepter les conditions générales d’utilisation et de vente et la notice d’information consentement.

A la dernière étape, il vous faut renseigner votre carte bancaire et éventuellement ajouter une photo de profil.

2- Recherche de médecins et prise de rendez vous

Vous pouvez rechercher un médecin par sa spécialité ou par son nom, vous pouvez aussi effectuer une recherche par ville. Une liste de médecins s’affiche, vous pouvez alors choisir librement un médecin, consulter ses informations et ses disponibilités en cliquant sur les différents curseurs. Vous pouvez enfin fixer un RDV en cliquant simplement sur le créneau horaire qui vous convient.

3- Téléconsultation

Votre RDV s’affiche en haut à droite sur votre page d’accueil.
vous pouvez cliquez dessus pour consulter les différentes informations du RDV et l’annuler si besoin.
Le jour de la consultation, il vous suffit de cliquer sur le bouton « débuter la consultation » pour vous mettre en relation avec votre médecin par vidéoconférence.
Les ordonnances, courriers et comptes rendus établis par votre médecin seront directement accessibles dans votre dossier médical.

4- Gestion du dossier médical

Le dossier médical contient 8 rubriques qui vous permettent de classer toutes vos données de santé. Pour les rubriques « antécédents » et « traitements » cliquez sur le stylet pour les compléter et sur le curseur pour les consulter. Pour les autres rubriques le bouton + vous permet de rajouter un document et le curseur vous permet de consulter vos documents.

Vous êtes libre de partager vos données médicales avec votre médecin, dans ce cas il suffit de déverrouiller le cadenas du dossier médical.

5- Votre compte

a page de votre compte est accessible en cliquant sur votre nom en haut à droite de l’écran. Cette page contient vos informations personnelles que vous pouvez modifier si nécessaire. Elle contient par ailleurs l’historique de vos consultations.

Si vous avez un smartphone sous Android ou iOS

Téléchargez l’application adaptée à votre smartphone, puis inscrivez-vous directement depuis l’applicaiton

L’épidémie de Coronavirus est passée au stade de pandémie mondiale depuis le 11 mars, et le stade 3 de lutte contre le COVID-19 (fermeture de tous les lieux non indispensables recevant du public) a été déclaré en France depuis hier soir.

Le cabinet reste ouvert

Bien entendu, le Cabinet Médical de Montblanc reste ouvert, et nous ferons le nécessaire pour voir tous les patients le nécessitant. Notre équipe sera complétée si besoin par le Dr PONCET qui pourra venir en renfort.

Afin de pouvoir nous concentrer sur cette épidémie, et pour éviter des risques inutiles de contamination, nous demandons aux personnes en bonne santé, qui ont besoin d’un simple renouvellement, ou qui consulteraient pour une question médicale non urgente, d’envisager de différer leur demande de consultation et de privilégier les téléconsultations, que nous allons prochainement mettre en place.

*** A situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles : Vous pouvez faire renouveler votre traitement chronique directement auprès de votre pharmacien ***

Pour les autres, merci de bien lire le reste de cet article.

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Mars bleu est le mois de la mobilisation contre le cancer colorectal, piloté par le Ministère de la santé et l’Institut nationale du cancer (Inca). L’opération vise à sensibiliser la population et les professionnels de santé à l’importance du dépistage.

Le cancer colorectal est le deuxième cancer le plus meurtrier en France avec plus de 17 000 décès par an.

Il entraîne également une altération de la qualité de vie : douleurs, altération de l’image de soi, difficultés à s’alimenter, retentissement sur le plan sexuel, anxiété, troubles du sommeil etc…

Détecté tôt, le cancer colorectal peut être guéri dans neuf cas sur dix.

Malheureusement, alors que le programme national de dépistage du cancer colorectal s’adresse aux 17 millions de Français de 50 à 74 ans ne présentant ni symptômes ni facteurs de risque, le taux de participation n’était que de 32,1 % sur la période 2017-2018 (selon Santé publique France).

Le mois de sensibilisation vise à mobiliser professionnels de santé et grand public autour du dépistage. L’enjeu est important : avec un taux de participation au dépistage organisé de 65 %, près de 5 700 cancers colorectaux et 6 600 décès pourraient être évités.

Pendant tout le mois de mars, six courtes chroniques audio seront diffusées à la radio et sur les réseaux sociaux. Chacune d’elles s’articule autour d’une thématique telle que le rôle des centres régionaux de coordination des dépistages des cancers (CRCDC) et les raisons de se faire dépister.

Les personnes ciblées par le dépistage organisé sont invitées à se faire dépister tous les 2 ans à l’aide d’un test immunologique, fiable et performant, à réaliser à domicile et qui permet de repérer le cancer à un stade précoce ou bien des polypes qui pourront être retirés avant de devenir cancéreux.

Source : Le Quotidien du médecin

 

La campagne de prise en charge de la vaccination contre la grippe saisonnière, qui devait se terminer le 31 janvier, est prolongée jusqu’au 29 février 2020.

Les données de surveillance épidémiologique montrent à fin janvier que l’épidémie de grippe saisonnière touche désormais toutes les régions de France métropolitaine et les Antilles.
En comparaison avec les deux saisons précédentes, l’épidémie de grippe s’installe plus tardivement et le pic épidémique devrait être atteint d’ici 4 à 5 semaines.

Le délai pour qu’une personne vaccinée soit immunisée étant d’environ 2 semaines, il est encore temps, pour les personnes éligibles, de se faire vacciner.
C’est la raison pour laquelle la campagne de prise en charge de la vaccination contre la grippe est prolongée jusqu’au 29 février 2020.

Les imprimés de prise en charge du vaccin antigrippal seront donc valables jusqu’à cette date.

Par le Dr Sophie Florence (Paris)

Interdire les écrans pour les enfants de moins de 3 ans, les écrans 3D pour les moins 5 ans et ne pas regarder d’écran une heure avant l’endormissement ainsi qu’accompagner la consommation d’écran et trouver un équilibre entre autorisation et interdiction et autres activités sont les recommandations du Haut Conseil de la santé publique. Les auteurs ont réalisé une revue de la littérature, une analyse critique des recommandations françaises et émis de nouvelles recommandations.

Le constat est que les écrans font aujourd’hui partie du quotidien. L’analyse de la littérature montre des effets sur le sommeil qui sont plus importants si le temps d’utilisation augmente. En revanche, ce sont les comportements associés qui sont responsables de l’augmentation du surpoids : prises alimentaires augmentées, temps de sommeil réduit et qualité de sommeil altérée.

Il n’y a pas de consensus sur l’effet des écrans sur le développement cognitif de l’enfant et ses apprentissages, et sur les troubles de la santé mentale. Les chercheurs font aussi état d’un risque significatif lorsque les enfants et les adolescents ont accès à des contenus sexuels et pornographiques, ou violents. Ils retrouvent aussi que les écrans peuvent avoir des effets positifs dans des situations précises avec des différences de comportements en fonction des catégories sociales.  

Au vue de cette analyse, les recommandations sont les suivantes :

  • Interdire les écrans pour les enfants de moins de 3 ans et les écrans 3D pour ceux de moins 5 ans. Il est recommandé de ne pas disposer d’écran dans la chambre des enfants et de ne pas les laisser regarder la télévision une heure avant l’endormissement.
  • Accompagner la consommation d’écran en fonction des écrans (tablette, télévision, jeu vidéo…) et des catégories d’âge.
  • Trouver un équilibre entre autorisation et interdiction et consacrer du temps aux autres activités.

Pour les parents et les encadrants, il faut être capable de repérer les signes d’alerte d’une utilisation excessive des écrans et demander aide et conseil à celles et ceux qui connaissent les risques du numérique. Enfin les auteurs soulignent les nombreuses incertitudes scientifiques et insistent sur le besoin de développer la recherche. 

Référence :
HCSP
Analyse des données scientifiques : effets de l’exposition des enfants et des jeunes aux écrans
Janvier 2020
Télécharger le rapport

Source : Le Figaro

Le Figaro revient sur « le «Dry January» à la française [qui] avait démarré sous les critiques, sans aide des autorités ».

Le journal rappelle que ce « «défi» [est] né outre-manche : l’opération a été lancée en 2013 par Alcohol Change UK, une fondation qui revendique ne pas être «contre l’alcool» mais espérer «un avenir dans lequel les gens boivent par choix conscient, et non par défaut» ».
Le quotidien souligne qu’« en France, pays de la bonne chère et du bon vin, les autorités sanitaires qui devaient porter l’opération ont brutalement fait marche arrière. Le projet «n’avait pas été validé par le ministère de la Santé», expliquait le 21 novembre la ministre de la Santé, Agnès Buzyn. Les associations avaient dénoncé le lobby des alcooliers, et un gouvernement plus sensible aux difficultés de la filière viticole qu’aux enjeux de santé publique ».

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Source : Le Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire

Par Mme Aude Rambaud (Saint-Germain-en-Laye)

L’exposition matinale aux écrans avant l’école et le fait pour un enfant âgé de trois à six ans de ne pas parler du contenu regardé, exposent à un risque de troubles du langage. C’est ce qu’indique une étude cas-témoin menée en Ille-et-Vilaine récemment parue et dont les résultats sont relatés dans le dernier numéro du Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire.

Les enfants exposés aux écrans le matin avant l’école et qui discutent rarement, voire jamais, du contenu des écrans avec leurs parents multiplient de trois à six leur risque de développer des troubles primaires du langage. C’est ce qu’indique une étude française parue en 2019 et reprise dans le Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire.
Il s’agit d’une étude multicentrique cas-témoins dont l’objectif était d’évaluer le lien entre l’exposition des enfants aux écrans, tels que la télévision, l’ordinateur, la console de jeux, la tablette ou le smartphone, et les troubles primaires du langage.

Elle a inclus 167 enfants âgés de 3,5 à 6,5 ans, nés entre 2010 et 2012 et diagnostiqués avec des troubles primaires du langage, ainsi que 109 sujets témoins ne présentant pas de trouble du langage. Les questionnaires ont été complétés par les parents, recrutés via 16 cabinets de médecine générale et 27 cabinets d’orthophonistes en Ille-et-Vilaine.

Les auteurs ont constaté que les cas (44,3%) et les témoins (22,0%) qui étaient exposés aux écrans le matin avant l’école étaient trois fois plus à risque de développer des troubles primaires du langage (OR 3,40, IC95% [1,60-7,23]). Et lorsque ce risque était associé au fait de discuter rarement, voire jamais, du contenu des écrans avec leurs parents (ORa=2,14 [1,01-4,54]), ils étaient six fois plus à risque de développer des troubles primaires du langage (OR 5,86 [1,44 – 23,95]).

Référence :
Manon Collet et al.
L’exposition aux écrans chez les jeunes enfants est-elle à l’origine de l’apparition de troubles primaires du langage ? Une étude cas-témoins en Ille-et-Vilaine.
BEH N°1 / 2020.

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